Le Centre de la Mongolie (17 au 23 Septembre 2012)

Septième journée – 17 Septembre 2012

Plusieurs garçons se sont levés à 6h pour assister à un magnifique lever de soleil sur le lac.
Départ du lac et on reprend la route, ou plutôt la piste. Évidemment, dès le début, c’est le retour des pannes des minivans : le démarreur pour Lkhaga et plus d’essence pour Kana (alors, tranquille, on va pomper dans le réservoir de l’autre minivan).
On passe par une guesthouse a Moron ou on s’arrête prendre une douche – la première de notre séjour- et un repas : soupe de mouton aux légumes.
Départ vers 15h30 pour une après-midi de route.
On s’arrête dans la steppe au milieu de nulle part pour dormir entourés de yacks et de chevaux. On se sent vraiment bien dans cette campagne, complétement paumés. C’est paisible et magnifique.

 

 

 
Le repas du soir est composé de riz blanc, carottes en salade et un mélange de bœuf/oignons/poivrons. Le propriétaire avait chassé le matin une marmotte (au fusil). Ils l’ont faite chauffer à la pierre chaude. Dans le même temps, ils grillaient les poils au chalumeau et les grattaient au couteau pour les retirer. On vient y gouter après notre repas avec toute la famille mongole, c’est assez sec au final (surcuit comme toutes leurs viandes en même temps) mais ce qu’ils préfèrent par-dessus tout, ce sont les gros bouts de gras qui l’entourent…Peu ragoutant. Yann offre ensuite de la vodka. Il doit suivre la coutume pour la servir : il remplit un bol qu’il transmet de la main droite a chacune des personnes présentes dans la yourte. Il sert d’abord le chef de famille qui le lui redonne ensuite, puis poursuit sur la droite (dans le sens des aiguilles d’une montre). C’était une soirée, très sympa, il est vraiment agréable de passer du temps avec les familles mongoles le soir. Etant un groupe de 9 personnes, c’est un peu compliqué de tous s’inviter…on en aura un peu plus profité sur la fin du voyage lorsque nous n’étions plus que 6.

 

Huitième journée – 18 Septembre 2012

Route vers le White Lake. On roule toute la matinée ; on s’arrête vers 13h15 dans un petit village : Jargalan. Nous mangeons un mélange de riz, mouton, légumes. On est en face de l’école  du village. Avide depuis le début du voyage de visiter une école pour voir comment se disposent les classes et comment vivent les enfants mongols, on demande à Hogii de la visiter et elle nous y emmène sans problème :-)
On voyait les dortoirs de la route. On pénètre dans la cours et le grand bâtiment en face est le collège/lycée, le bâtiment sur la gauche est celui pour les plus petits. Nous sommes rentrés dans le grand bâtiment qui est décomposé en un long couloir qui donne sur différentes classes (anglais, russe, maths…). Comme chez nous finalement. Hogii demande pour qu’on puisse rentrer dans une classe ; l’institutrice est là. On entre ainsi dans la classe d’anglais. Nous sommes surpris ; les classes sont hyper modernes : tableaux blancs, bureaux neufs, sol nickel alors que nous sommes dans un petit village poussiéreux et qui nous paraissait réellement tout sauf moderne. La salle des professeurs est très claire et moderne également. Quelques enfants nous suivent ; nous leur donnons des bonbons et les prenons en photo. On est vraiment content d’avoir pu y rentrer. Vous retrouverez les photos de l’école ici.
On repart pour une après-midi de route. Les paysages sont toujours aussi beaux, on voit plus de diversité d’arbres (autres que des cyprès), on s’éloigne petit à petit de la Sibérie, cela se ressent. On arrive au White Lake avec un super point de vue.

 

Puis on contourne le lac afin d’arriver au camp de yourtes.
Les proprios ont la TV et une petite pièce dans une petite cabane. Ils ont 35 ans mais paraissent en avoir beaucoup plus même si la femme est vraiment très jolie (cela n’empêche pas !). Ils nous offrent une sorte de grosse crêpe sucrée (enfin un plat sucré!) ; miam miam avec de la confiture de myrtilles maison. On s’installe tranquillement dans nos Ger et partons nous balader dans les environs en amoureux.
Le soir, nous mangeons des pâtes à la crème de champignons. Hogii nous raconte quelques histoires et nous terminons par un Uno.

 

 

Neuvième journée – 19 Septembre 2012

Lever 6h30 pour voir le lever de soleil. Il se lèvera vers 7h. Ce lever de soleil est beau, mais pas exceptionnel. Apres, on se fait une petite ballade pendant 1h30 jusqu’à des Ovoo qui surplombent le lac. C’est une super petite balade en amoureux, ce qui fait du bien, surtout que le coin est très joli.

 

Mais où est Kevin?

A 9h, petit déjeuner (œufs et pain).
A 10h30, on part avec les chevaux pour aller voir le volcan Khorgo. On se demande bien ou il est car personne ne l’a aperçu. Les chevaux sont plus réactifs et plus grands que ceux du lac Khovsgol. On bifurque sur la gauche quelques temps après le départ pour s’enfoncer dans une montagne. Au sortir, nous contemplons un paysage très volcanique avec au milieu, le volcan, qui n’est pas très grand, mais bien marqué. En bas du volcan, nous quittons nos montures pour le gravir à pieds. En haut, Kevin fait le tour pendant que Hogii nous raconte l’histoire de la région.

L’origine du volcan
 » Il y avait une famille riche et une famille pauvre. Une fille riche tombe amoureuse d’un pauvre et devient souffrante. Le père veut guérir sa fille et son chien qui est aussi malade. Il va voir un Chaman qui lui dit qu’il doit tuer son chien pour sauver sa fille. Le père ne se résout pas à tuer son chien ; il va donc l’abandonner dans une grotte (Yellow dog’s hell) ou le chien va mourir. Mais l’esprit du chien est passé par un conduit qui relie la grotte au volcan pour y habiter. Et on entend parfois le volcan grogner…
Quant à la fille, elle s’est rétablie et s’est enfuie avec son amoureux vers le lac. Ils s’y sont noyés. Le père, désespère, est aller attendre le retour de sa fille au bord du lac. Les années passant, il s’est transformé en rocher. »
L’origine du White Lake
 » Une cascade en forme de geyser était à l’endroit du White Lake. Les habitants devaient retirer un bouchon pour y puiser de l’eau, puis reboucher afin que l’eau ne sorte plus. Mais un petit garçon a oublié, un jour de remettre le bouchon sur la cascade. Alors toute l’eau a jailli et s’est accumulée pour former un lac de plus en plus gros, noyant progressivement la faune et la flore. Les habitants ont fait appel au plus fort des lutteurs qui a tranché le haut d’une montagne des alentours pour boucher la cascade. C’est pour cela qu’il y a une montagne avec un haut plat près du lac et que ce dernier comporte une île au milieu. D’ailleurs, chose étrange, les scientifiques ont trouvé la même composition rocheuse et la même flore entre l’île et la montagne…
Quant au nom ‘white lake’, cela provient du fait qu’il est gelé en hiver. Les mongoles le traversent en voiture. »
Retour au galop et trot, ce qui devient difficile pour nos muscles meurtris. Si quelques personnes veulent ralentir le rythme, les guides des chevaux ne l’entendent pas ainsi, ils excitent constamment les chevaux pour qu’ils aillent plus vite. Jusqu’à ce que Lucie chute… Tout le monde retient son souffle. Elle va bien, quelques douleurs à la hanche mais rien de très grave. Ouf! Néanmoins, cela refroidit un peu. De son côté, elle finira à pieds.

 

 
Retour aux yourtes vers 15h30 pour une lessive dans le lac puis un apéritif avec des malaisiens et des danois de 45 ans qui font un voyage de 6 mois, alors que la femme est enceinte.
Repas : purée, petits pois, poulet et lard.
Soirée avec les danois qui pensent que nous organisons une fête alors que nous nous apprêtons à dormir. Gros quiproquo amusant.

 

Dixième journée – 20 septembre 2012

Lever à 8h et départ à 9h pour aller aux sources chaudes de Tsenkher.
Trajet toute la matinée sur une route goudronnée, c’est agréable. On est désormais 3 minivans car nous sommes accompagnés des malaisiens qui sont avec un couple de français également. Le repas se fait dans un petit village et consiste en une soupe de mouton très grasse (encore une ! Ça commence à être difficile pour Elise qui adooore le gras). Ensuite, nous nous arrêtons plus loin dans une grande ville pour faire des courses. Il y règne un mélange de modernisme et d’ancien : les voitures et motos côtoient des chevaux, des chèvres et des moutons dans la rue. Les personnes étalent où elles le peuvent ce qu’elles ont à vendre : tête de cheval, pignon de pain, vêtements, etc. A côté se trouve une boucherie couverte où des carcasses de viande suspendues sont prêtes à être découpées et pesées sur un porte-charge à même le sol. Le marché couvert nous semble lui aussi typique ; plusieurs échoppes mettent en avant des produits locaux (les ‘fromagers’ = fromages durs, airag, etc. ; les ‘vendeurs de fruits’ ; les ‘épiceries’ vendent des produits d’hygiène ou des gâteaux.).

       
On arrive au camp vers 17h. C’est un vrai camp touristique qui nous apparait luxueux. Au milieu d’une nature très verte, nous avons des toilettes européennes propres, des douches chaudes et des bains d’eaux chaudes. Trois bains : un grand bain chaud, un bain très très chaud, et un bain brulant qui aurait plus d’utilité en cuisine que pour la relaxation :-) Personne n’y est allé à ce dernier. On s’y prélasse pendant un bon moment, cela fait du bien de se reposer dans une eau très chaude face à un magnifique paysage. La douche fait du bien mais à tout de même une odeur fortement prononcée de souffre. On a quand même l’impression de se doucher dans de l’œuf dur !

 

 
Le repas du soir sera un assortiment de riz, algues/poivrons et carottes/oignons/bœuf. Nous terminons la soirée par un Time’s Up. Nous nous sentons tout propre, quelle étrange sensation !

 

Onzième journée – 21 septembre 2012

Lever à 9h et le départ est prévu à 14h en direction des chutes d’eau d’Orkhon. Nous avons donc toute la matinée devant nous. On prend le petit déjeuner dehors (le luxe) : soupe de légumes (mouais) & gâteaux secs. Nous allons ensuite nous baigner en amoureux dans les bains chauds (le moins chaud) ; on y reste quand même beaucoup moins longtemps que la veille – douche (encore une, ça commence à faire beaucoup là !) et on part ensuite se balader pour aller voir les sources d’eaux chaudes qui surplombent le camp. On revient ensuite et on bouquine tranquillement au bord des bassins.

 

 

Déjeuner aux légumes et bœuf (ouf, pas de mouton cette fois) et départ vers 14h pour un après-midi complet de piste. Et voilà, tous les bienfaits des sources chaudes s’estompent dès les premières bosses. Sur la route, nous nous arrêtons dans une famille qui nous offre de l’airag. Nous sniffons également une sorte de mélange d’épices et tabac – ça débouche le nez au moins ! (bon, on voulait en acheter mais on s’est rendu compte que c’était produit en Inde…donc on verra ça plus tard). La Yourte est très belle et les parents adorables. Ils font sécher du « fromage » dans la Yourte.

 

 

 

Nous arrivons vers 17h30 à notre campement du soir. Nous sommes toujours à 3 minivan. On part voir la cascade  dès notre arrivée. On ne sait pas s’il y aura assez d’eau pour qu’elle vaille vraiment le coup…surprise….eh oui, la surprise est bonne, on a en face de nous, une très belle cascade. Bon ok, elle n’est pas exceptionnelle mais c’est joli et puis ça change du paysage si sec que nous avons vu depuis le début (excepté les lacs). On s’essaye à quelques photos un peu plus spécifiques (pauses longues pour un effet lisse de l’eau).

  

 

 

Le soir, nous aurons droit à un mélange de pâtes, sardines et légumes…enfin un repas sans viande, ça fait du bien. Soirée loup garou avec Hogii, c’est fun.

 

Douzième journée – 22 Septembre 2012

 

Lever 9h, petit déjeuner (crêpes groseille et copeaux de chocolat –mmmh) et débute alors notre 5ème journée de cheval ! Les chevaux arrivent vers 10h30-11h. Lucie et Yves n’en feront pas. Un cheval a un abcès sur le cou, son propriétaire lui perce avec un couteau à vif…c’est peu ragoutant. Heureusement, ce cheval ne sera pas de la partie.

On part donc à 7 + 2 mongoles qui nous accompagnent pour une ballade de quelques heures –nous reviendrons au camp pour manger et repartirons l’après-midi dans une autre direction. La première partie de la matinée est un vrai plaisir pour Kevin qui s’éclate avec sa monture (un beau cheval noir). Il part au galop au quart de tour…il n’arrêtera pas de galoper, d’un bon galop bien soutenu ! Le cheval d’Elise est un peu l’inverse, un gros patapouf qui avance peu mais qui se montre nerveux. Il lève les pattes arrière à plusieurs reprises, mord les autres chevaux et même la jambe de Kevin. Pas cool. A la pause, elle échange avec Yoann qui maîtrise bien mieux les chevaux et sait comment réagir avec ce type de chevaux. De son côté, il dit avoir un cheval bien plus docile. En effet, le retour se passe beaucoup mieux. Nous avons pu, tous les deux cette fois, faire quelques bons galops très rapides tout en maîtrisant notre monture…

Nous sommes ravis de cette matinée, et décidons de ne pas poursuivre l’après-midi. On en a eu assez du cheval, nous ne sommes quand même pas des cavaliers très aguerris !! Au final, seul Yoann continuera le cheval l’am. Nous décidons de notre côté de nous balader et de grimper une colline que nous apercevons. Elle paraît proche mais il faut vraiment se méfier des distances en Mongolie. Les Steppes étant relativement planes, tout nous semble proche. On se baladera donc 3h en tout pour atteindre le sommet de notre colline en question sur des chemins plutôt accidentés – pas évident mais on l’a cherché, on la faite en sandales dans des herbes hautes.

Le soir, nous avons droit à des Dumpling aux légumes : un régal ! (les Dumpling : c’est de la pâte à tarte qui entoure une garniture – ils sont ensuite cuits à la vapeur ou frits). Soirée loup garou et au lit !

 

Treizième journée – 23 Septembre 2012

 

Dernière journée pour 3 d’entre nous qui repartent à UB le lendemain et retourneront en France le surlendemain.

Route tout la matinée et arrivée le midi à Kharkhorin dans la Guesthouse que tient la sœur d’Hogii. Ses parents (qui sont nomades) sont venus pour l’occasion. Elle ne les avait pas vus depuis 6 mois.

 

Après un bon repas de Penne, poivrons, bœufs, nous partons visiter le monastère de Erdene Zuu. Nous avons la chance d’y assister à une cérémonie bouddhiste. Les moines chantent, tous les gens au milieu sont reliés à une sorte de corde pour être connectés et chantent également. Le moine en queue de fille jette du blé (ou un truc dans le genre) pour évacuer les mauvaises choses. Comme ils sont tous connectés par la corde, son action marche pour tous.

On visite des temples dans lesquels se trouvent des représentations de divers Dieux (Dieu du soleil, de la nature, de la lune, du sexe, etc.). Le Dieu de la nature est représenté avec le serpent qui est le roi de la mer, il ne faut surtout pas tuer les serpents selon la religion bouddhiste. Beaucoup de peintures représentent les étapes de la vie : en bas l’enfer, les ronds à gauche représentent le soleil, les triangles en bas représentent l’air, les demi disques blancs à droite représentent la lune ; au centre, la mer submerge tout et suivent les 7 marches qui représentent les 7 étapes de la vie humaine. Au-dessus se trouve le ciel, puis le paradis. (Selon la tradition tibétaine, on retrouvera également au-dessus un mort qui se fait dévorer par les oiseaux).

Le monastère nous a beaucoup plu.

   

 

 

Après quelques courses, nous allons ensuite chez le cousin d’Hogii qui est Shaman et qui va faire une cérémonie pour nous. Il est en fait très jeune…

La cérémonie dure assez longtemps et est assez surprenante. Elle se décompose en plusieurs phases :

1/ le Shaman se prépare. Il revêt ses habits de shaman. Un habit de Shaman est sacré, il est composé de plusieurs esprits d’animaux. Il existe trois sortes d’esprits : noir, blanc et rouge. Les blanc sont « gentils », ils servent à guérir, etc. (c’est ces esprits que le Shaman appellera pour notre cérémonie). Les noirs sont plus « mauvais », ils servent à lever les mauvais sorts. Les rouges…eh bien nous ne savons pas trop puisque notre shaman ne le fait pas. Le Shaman revêt un habit différent selon qu’il souhaite appeler un esprit blanc, noir ou rouge. Notre Shaman a 2 tenues : une pour les esprits blancs et une pour les esprits noirs.

2/ Une fois paré de son habit, il purifie différents objets en déversant du lait dessus : ses habits, un bibelot de chameau, différents instruments qu’il va utiliser, etc. Tout cela, avec l’aide de notre guide, Hogii.

3/ Il joue tout d’abord un morceau d’un instrument type flûte. Puis, Hogii l’aide à se munir d’un tambour. Il entame alors une danse où il frappe de plus en plus énergiquement son tambour à l’aide d’une sorte de gourdin. En même temps, il entame une danse qui consiste en une série de mouvements de buste circulaires tout en martelant le sol de ses pieds (sens des aiguilles d’une montre). Il tourne ensuite sur lui-même de plus en plus vite. Nous avions du mal à le suivre jusque…sa  chute. Hogii se précipite alors pour l’aider à se relever. Il est très affaibli et a du mal à bouger. Il lui dit que nous pensons trop et que nous rendons sa tâche plus compliquée.

4/ Il s’assoit alors sur un coussin au centre de la pièce. Nous sommes invités à pénétrer dans la même pièce sans faire aucun bruit. Hogii s’entretient avec lui. Il boit du lait et fume. Sa voix est plus grave que celle du jeune homme de 21 ans. Lors de ses échanges avec le shaman, Hogii rigole régulièrement. Nous ne savons pas si c’est par gêne, par nervosité ou autre. Le shaman demande à Yoann de ne plus photographier (notre photographe attitré de la cérémonie pour éviter de trop nombreux bruits parasites).il s’exécute de suite ; nous sommes bien trop heureux d’assister à une cérémonie.
Après avoir bu à nouveau du lait, il prend la tête d’Hogii entre ses deux mains et place la sienne près de l’oreille. Il rote très fort deux à trois fois puis fait une incantation. Puis près de l’autre oreille, il rote encore plus fort et réitère son incantation. Il prend ensuite un gourdin, qui décoré de grandes lanières de couleurs, ressemble à ce moment à un martinet. Il fouette Hogii… certainement pour la purifier parce qu’elle a fait de mauvaises choses . Enfin, de nouveaux des échanges et des rotsJ.
Il demandera à l’un de nous de venir et fera le même rituel sur Yoann (qui, sans photo, n’avait plus rien à faire). Il lui explique des principes du shamanisme : respecter la nature en bref.

5/ La cérémonie touche à sa fin. Le shaman s’équipe de nouveau de son tambour et entame une nouvelle danse frénétique. Le shaman tournoie à toute vitesse en se déplaçant dans la pièce… vers Kevin. Kevin a pu admirer le gourdin qui martelait le tambour car il a frôlé à plusieurs reprises sa tête ; heureusement que Hogii s’est interposée. Ce rite sert certainement à faire sortir l’esprit du corps du shaman après l’avoir fait venir lors de la précédente danse. L’esprit invoqué parti, le cousin reprend ses esprits et ne se souvient de rien.
Nous avons ensuite discuté avec le cousin d’Hogii sur le shamanisme. Hogii nous précise qu’elle rigolait parfois car l’esprit s’exprimait en vieux mongole (car c’était un esprit ancien qui est venu) et qu’elle s’exprime en mongole moderne. Donc dur de se comprendre parfois.

De notre côté, nous avons vraiment apprécié la cérémonie. Kevin reste surpris de voir un jeune homme de 21 ans, citadin dans une ville mongole, roulant en 4*4 et vêtu à la mode exercer le rôle de shaman. Un petit décalage jeune urbanisation occidentale/sagesse de la nature. Toutefois, le don de shaman se transmet par le sang (il faut un ancêtre shaman), tout le monde ne peut pas l’être. Nous quittons le cousin qui part sortir avec ses amis.

Nous reprenons le van pour 100 mètres. Arrêt dans un marketshop ; chacun fait des provisions pour le barbecue du soir !
A la guesthouse, nous prenons une douche chaude. Bien que sans pression, ça reste appréciable.
Les guides et chauffeurs lancent le barbecue dans une yourte… barbecue mongole ! Non, ils ne mettent pas le feu à la yourte. Ils mettent dans une sorte de jarre de lait en aluminium des pierres chaudes (tellement qu’elles sont rouges), toute la viande, tous les légumes et un peu d’eau. Il faut alterner une pierre et un morceau de viande, et on ferme le tout. Temps d’attente d’1h pour que ce soit cuit.

 
Au bout de l’heure d’attente, cela donne un apéritif et un bon repas ;-). Nous dévorons la viande de chèvre et les légumes accompagnés d’un peu de vodka et de vin rouge (yeaha !). Soirée jeu de doigts pour terminer : Si on perd, on doit boire de l’airag. Comme un pierre/feuille/ciseaux, il faut choisir un des doigts de la main ; celui qui précède l’autre a gagné (le pouce bat l’index qui bat le majeur qui bat l’auriculaire qui bat le petit doigt qui bat le pouce) ; si on n’a pas deux doigts successifs, on recommence jusqu’à gagner ou perdre. Nous affrontons donc les chauffeurs, Hogii et sa maman. Nous n’avons pas beaucoup perdu heureusement, car l’airag, on a un peu du mal. Par contre, eux, ils le boivent comme du petit lait.
Les chauffeurs nous chantent ensuite des chants mongols. Ils ont tous les trois des voix magnifiques. Par intermittence nous chantons, mais c’est une catastrophe.

Et ainsi s’achèvent les 2/3 de notre séjour, demain nous partirons à un seul minivan (6 touristes) pour le désert du Gobi tant attendu !