Le Nord en direction du Lac Khovsgol (11 au 13 Septembre 2012)

Première journée – 11 Septembre 2012 :

Départ vers 9h15 d’UB à 2 minivan (une guide, deux chauffeurs et 9 touristes), nous passons faire quelques courses et prendre de l’essence.

 

Puis nous quittons cette ville, direction le temple de Amarbayasgalant – l’un des plus grands temple du pays. La route est goudronnée, et cela nous semble normal.
On s’arrête a un Ovoo, une sorte d’autel ou les personnes mettent des  »draps » de couleurs.
12h30 – arrêt pour un repas, nous mangeons des Fried Noodles, un des plats typiques de la Mongolie (pâtes, légumes et mouton mélangés) et buvons un thé mongole – c’est un thé mélangé à du lait et légèrement salé.

Puis piste assez tape-cul toute l’après-midi. Nous découvrons alors les vraies routes mongoles : de la piste… « Mais pourquoi est-ce qu’il prend à gauche, comment le sait-il ??? « . C’est un vrai labyrinthe, à certains endroits, des pistes partent dans tous les sens et c’est vraiment à se demander comment ils se repèrent. Le chauffeur n’a même pas de boussole. Parfois, on a l’impression qu’il se trompe car il regarde sans cesse à gauche…mais on retombe toujours sur nos pieds en tout cas !

On s’arrête vers 16h dans une yourte où on nous invite à boire du thé et à manger des petits gâteaux tout chauds qui viennent d’être faits. On assiste pour la 1ere fois à l’hospitalité mongole ou il est de coutume dans ces vastes terres d’offrir un asile temporaire aux nomades (boisson, nourriture et éventuellement le toit). Ils servent les hommes d’abord ! Le papi (qui a en fait 55 ans – ouah, il en fait tellement plus !) nous propose une chope de vodka. Tout le monde trempe les lèvres et transmet le bol à son voisin jusqu’à revenir à lui, qui finit la chope d’un coup. Nous avons pu avoir un premier aperçu des coutumes et codes de conduit mongols. Ce premier arrêt nous a vraiment plu ! C’est un très bon début.

 

 

Un magnifique couple de Mongols

On reprend alors la route et là, on n’est pas très sûr que notre chauffeur (Kana) connaisse vraiment la route malgré ses 10 ans d’expérience. Il prend toujours les chemins les plus accidentés. A la fin, on en a marre, et lui aussi… alors on prend les grosses bosses, et ça le fait bien rire – on a enfin réussi à lui décrocher un sourire – il semble être très réservé.
Arrivés au temple à 19h au lieu de 18h… on le visitera le lendemain matin. On dort chez une mamie trop mignonne. On a 2 yourtes bien chauffées au feu de bois… il fait même trop chaud : 28 degrés parfois.

 

Petite soupe de légumes cuisinée par Hogii, notre guide. Pour les besoins, il faut aller dans la petite cabane au fond du jardin ; un toit, 2 planches, 1 trou et le tour est joué. Mais il fait très froid la nuit.

   

Deuxième journée – 12 Septembre 2012-

Visite du monastère Amarbayasgalant le matin.
Petite histoire d’Hogii qui nous apprend pourquoi le monastère se situe à cet endroit de la Mongolie : L’empereur a donné un disque d’or, d’argent et de bronze a 3 moines du Tibet. Chacun devait le cacher au meilleur endroit. Ils l’ont tous mis au même endroit pour 3 raisons différentes. Le 1er trouvait le paysage magnifique ; le 2e considérait que le climat était propice à un monastère ; le dernier s’est projeté et a pensé que les enfants s’y épanouiraient….

Tout au long du voyage, Hogii nous racontera pleins de petites histoires de la sorte.
Il y a un mur en face de la porte (construction chinoise), cela permet de protéger du mal et de faire rentrer les bonnes énergies. Des lignes blanches sont dessinées à la craie sur le sol en prévision de danses avec des masques qui auront lieues en Octobre.
Il y avait 700 monastères en Mongolie, mais les communistes mongoles (avec l’aide de l’URSS) ont tout détruits il n’en reste plus que 3 grands comme celui-ci.
Toutes les salles du monastère sont composées de multiples divinités qui ont toutes une symbolique. On ne peut pas aller a l’étage du temple, seuls les moines du temple y ont accès. Personne ne sait ce qu’il s’y passe, on ne sait pas ce qui y est conservé.

 

 

 

A côté de ce monastère, il y a 2 écoles pour former les enfants a devenir moine.

Apres la visite, direction Erdenet, ville minière avec d’immenses carrières (cuivre) qui est la 2e ou 3e plus grande ville de Mongolie.
On y mange du pain au mouton, Kevin prend une soupe de mouton et du thé, Elise prend du mouton et du riz. Pendant ce temps, Kana, un de nos chauffeurs, va à l’hôpital pour se faire enlever de la limaille de fer de son œil qu’il avait depuis la veille du départ. On emmène également son minivan au garage car il fait un bruit étrange. Au final, on passera tout l’après-midi dans cette ville (qui a un look très communiste avec des peintures de Lénine et Marx ; les immenses raffineries restent détenues a 49% par les Russes). On passe au garage où ils ont changé un roulement dans la boite de vitesse mais il faut encore la remonter totalement et il est déjà 19h… On fera un Yam’s en attendant. Pour finir, au moment de redémarrer, on se rend compte d’un autre dysfonctionnement. Le minivan doit être réparé encore une fois.
On repart manger au même ‘restaurant’ du coup. Enfin, le chauffeur nous rejoint avec son minivan et on repart logiquement. On avait encore 3h de route de nuit mais le 2nd minivan a un dysfonctionnement électrique au niveau de ses phares…alors la nuit, sur les routes mongoles, pas top.
Du coup, on écourte et on s’arrête presque immédiatement dans une grande maison chez une famille qu’ils connaissent. On dormira dans le salon tous ensembles (au lieu des bords de rivière). Toujours 3 heures de retard sur le planning.

Petite dédicace pour les collègues d’Elise, vision d’un garage dans l’une des plus grandes villes mongoles ou « comment être à 5 autour d’une boîte de vitesse et la remonter en 2-2″:

 

 

 

Troisième journée – 13 Septembre 2012-

On repart vers 8h30 après un super petit déjeuner et un dédommagement a la famille.
On roule jusqu’à la rivière ou on devait dormir. Les paysages sont époustouflants : Steppes, chevaux, moutons, yourtes, yacks, vue sur un lac aux eaux bleu turquoise… quelques reliefs très beaux. C’est vraiment magnifique une yourte de temps en temps au milieu de nulle part.

 


On arrive à 14h dans un petit village avec des toits de toutes les couleurs. On mange une soupe bien grasse de pâtes, pommes de terre, mouton (encore du mouton…et à la fin vous verrez, ce sera encore du mouton !). On voit les enfants rentrer de l’école. Les filles ont toutes un gros nœud dans les cheveux, elles sont obligées de l’avoir. Les garçons ont un uniforme.
Départ pour le lac, on passe encore des paysages magnifiques. On monte une colline dans les bois (cyprès) et au sommet, on ne voit pas le 2e van arriver. Il n’apparait toujours pas après 30 minutes d’attente. Il peine car la pente est ardue et qu’en fait, suite aux problèmes de la veille, le mode 4×4 ne fonctionne plus…donc impossible de franchir le sommet de la colline. Du coup, il doit contourner la montagne… mais de notre côté, après avoir franchi la montagne, notre chauffeur tourne 2h pour essayer de le retrouver sans succès. Comme notre guide est dans notre van, on a du mal à comprendre ce qui se passe. Ils semblaient s’être donnés rdv de l’autre côté de la montagne, mais autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Notre chauffeur (Lkhaga) finit par se décider à avancer malgré tout.
On passe une rivière, on paie un droit de passage sur un pont, la jeune fille nous dit que les autres son déjà passés et à priori, il y a un bout de temps ! Ok, on trace jusqu’à Moron. On arrive vers 21h après avoir réparé les phares sur la route avec un bout de scotch. Les autres sont là depuis plus d’1h. On repart vers 22h pour aller au lac Khovsgol de nuit…On commence à avoir mal aux cervicales et au dos – la route est longue.

On arrive à 1h du matin. On n’en peut plus du minivan et des secousses dans tous les sens.
On mange une soupe de légumes et quelques morceaux de mouton.
Coucher dans la yourte (même style que le 1er soir).